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Fond beige crème uniforme

Fort de Guentrange au cœur des récits oubliés de la bataille de Thionville en 1944/1945

Séparateur décoratif avec l’emblème de Thionville et la date 1944

Il était important pour nous de consacrer une page entière à cet épisode. La bataille de Thionville de 1944 est aujourd’hui beaucoup moins connue que celle de Metz, alors même que les deux sont liées dans de nombreux rapports militaires américains. À l’échelle d’un pays comme les États-Unis, il est compréhensible que les opérations autour de Thionville aient souvent été regroupées sous l’appellation plus générale de bataille de Metz. Avec le temps, certains récits ont même fini par se mélanger, parfois jusqu’à confondre les secteurs, les dates ou les lieux.

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Pourtant, les documents existent encore. Rapports militaires, comptes rendus régimentaires, archives et articles de presse permettent de retrouver ce qui s’est réellement passé. Mais encore faut-il savoir où chercher. Pour ceux qui ne sont pas habitués à ce type de recherches, ce travail peut vite devenir difficile.

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Depuis 1988, notre association a pour mission de protéger et de valoriser le Fort de Guentrange. Or un patrimoine n’est pas seulement fait de béton ou de galeries : il porte aussi une histoire. C’est pour cette raison que nous avons voulu revenir ici sur ce moment particulier, lorsque le Fort de Guentrange est passé des mains allemandes aux mains américaines.

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On lit encore aujourd’hui que le Fort de Guentrange n’aurait jamais tiré. C’est vrai si l’on parle de sa période allemande, depuis sa construction sous le Deuxième Reich jusqu’à 1944. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. À partir de septembre 1944, les pièces du Fort sont remises en service par les soldats américains et utilisées contre les positions allemandes de l’autre côté de la Moselle. Le Fort connaît alors enfin le feu pour lequel il avait été construit, plusieurs décennies après sa mise en service.

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Il nous semblait donc important de revenir aux faits et aux sources. Non pas pour réécrire l’histoire, mais pour la restituer le plus fidèlement possible. Parce que l’histoire ne doit pas rester réservée à quelques spécialistes ou à ceux qui savent où chercher : elle appartient à tout le monde.

Bonne lecture.

Le Fort de Guentrange entre les mains du
358th Infantry Regiment

15 septembre 1944 — Les canons reprennent vie​

Le 15 septembre 1944, le 358th Infantry Regiment tient le secteur de Thionville dans une situation encore très instable. Entre 00 h 01 et 06 h 30, le rapport signale un calme relatif, seulement troublé par l’activité continue de patrouilles allemandes et par des tirs d’artillerie. Pendant le reste de la journée, le 1st Battalion prépare avec le 2nd Battalion un dispositif défensif coordonné, tandis que le 2nd Battalion améliore ses positions et ses communications.

 

Dans le même temps, les hommes du génie travaillent rapidement dans Thionville pour neutraliser les mines et les charges de démolition non explosées laissées dans la ville. Un pont est signalé comme gravement endommagé, et des plans sont préparés pour envoyer des patrouilles à travers la Moselle dans les secteurs de Garche et d’Uckange. Le 43rd Cavalry transmet régulièrement des renseignements sur la situation au nord, tandis que la 90th Reconnaissance Troop fait de même au sud.

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Sur les hauteurs de Guentrange, le Capitaine Charles W. Wise et les hommes de sa Cannon Company s’attellent à une tâche beaucoup plus inhabituelle : remettre en état les pièces d’artillerie trouvées dans le Fort de Guentrange. Le rapport américain les désigne comme les canons de la « Maginot Line ». Les moyens disponibles sont alors réduits, puisqu’il ne reste qu’une seule batterie d’artillerie moyenne et un seul peloton du génie, ce qui diminue considérablement les capacités du régiment.

 

Malgré cela, les hommes de Wise parviennent à remettre des pièces en service. En fin de journée, les canons du Fort tonnent de nouveau contre les positions allemandes situées sur la rive est de la Moselle. Le rédacteur souligne avec satisfaction qu’ils tirent de nouveau sur les Allemands, comme ils l’avaient fait quelques années auparavant. Pendant toute la journée et toute la nuit, de violents tirs d’artillerie continuent cependant de s’abattre sur Thionville et autour des ouvrages fortifiés.

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Source : [A5] 358th IR  AAR  September 1944

16 septembre 1944 — Sous les obus, les photographes arrivent au Fort

Toute la journée et toute la nuit du 16 septembre, de violents tirs d’artillerie et de mortier s’abattent sur Thionville. Plusieurs civils sont signalés parmi les victimes, tandis que les hommes de la Company B du génie poursuivent le dégagement des charges de démolition. Sur les hauteurs de Guentrange, le Fort attire désormais les correspondants de presse : des journalistes viennent photographier les hommes de la Cannon Company au travail dans les ouvrages que le rapport désigne comme ceux de la « Maginot Line ».

 

Dans le même temps, une patrouille du 1st Battalion doit franchir la Moselle pendant la nuit à l’aide de trois embarcations de reconnaissance. Le Colonel Clarke ordonne également aux commandants d’unités de faire nettoyer les hommes et le matériel, de vérifier soigneusement les véhicules et d’organiser plusieurs moments de repos : des films doivent être projetés, un service d’achats de Noël est mis en place et des douches sont aménagées. Le rédacteur rappelle cependant que, malgré ces « side lights » de la guerre, les hommes doivent rester constamment en alerte face à une attaque pouvant venir de la rive est de la Moselle.

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Source : [A5] 358th IR  AAR  September 1944

Les « Residential Sections » 

➜ Il faut toutefois rester prudent quant à la localisation exacte de ces « Residential Sections ». Le rapport ne permet pas d’affirmer avec certitude que toutes les salles ou pièces décrites se trouvent à l’intérieur de l’une des trois casernes du Fort de Guentrange ou dans ses autres bâtiments. Une partie de cette description pourrait également concerner les bâtiments de l’ancien ensemble militaire devenu plus tard la CRS 36, qui appartenait alors au secteur militaire du Fort de Guentrange. Le rapport ne donne pas suffisamment de précisions pour trancher définitivement.

 

« Passons maintenant aux “sections résidentielles”. Ces rues étaient recouvertes de tapis. De solides tapis de corde et de tissu, aux motifs attrayants, s’étendaient sur toute la longueur de ces rues larges de quatre pieds. Les pièces donnant sur ces rues étaient également recouvertes de tapis. Les sols étaient en bois dur.

 

Les murs étaient principalement en pin noueux. Le mobilier était quelque chose à voir ! Des lits avec d’excellents sommiers, des tables, des armoires, des commodes, des penderies avec leurs cintres ! Des tables de nuit et des bibliothèques : tout cela était fabriqué en chêne massif et en érable, et assemblé non avec des clous ou de la colle, mais avec des chevilles de bois. Les chaises et les divans avaient leurs assises et leurs dossiers en canne et en fibre. Toutes les pièces étaient équipées de jolies lampes sur pied, de lampes de table et de bureau, ainsi que de radiateurs pour le chauffage à vapeur ! Aucun meuble ne se trouvait là qui puisse être endommagé par l’humidité  et il n’y avait absolument aucune humidité, encore un exemple d’excellente ingénierie.

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Presque chaque pièce possédait sa propre salle de bains. Certaines de ces salles de bains étaient plus belles que celles de nos meilleurs hôtels au pays ! Sols, murs et baignoires entièrement carrelés ! Les bains “publics” étaient eux aussi carrelés et équipés des installations les plus modernes. Le verre de la meilleure qualité était utilisé partout pour les miroirs.

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Ces “sections résidentielles” s’étendaient sur des kilomètres ou du moins en donnaient-elles l’impression. Dans certains cas, ces pièces se trouvaient à un niveau différent, mais, pour l’essentiel, le bloc “H” était de plain-pied. »

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Source : [A5] 358th IR  AAR  September 1944

L’histoire du Fort vue par les hommes du 358th

Le rapport ouvre ensuite une partie qu’il intitule lui-même « Personal History of the Fort », c’est-à-dire l’histoire du Fort telle qu’elle est vécue par le 358th Infantry Regiment. Il précise que le Fort est découvert par des hommes du 1st Battalion ainsi que par le Capitaine Charles W. Wise, commandant de la Cannon Company. Très rapidement, le Capitaine Wise et ses hommes parviennent à remettre en fonctionnement la partie sud du Fort, 8 canons y sont trouvés et remis en service et le rapport indique qu’environ 1 500 coups sont tirés avec ces 8 pièces d'artillerie. Mais le personnel de la Cannon Company ne suffit pas pour assurer à la fois le service de ses propres canons et celui des pièces du Fort. Le 1st Battalion prête donc au Capitaine Wise environ 30 hommes supplémentaires afin de renforcer ses équipes.

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Quelques jours plus tard, le Capitaine Wise et ses hommes réussissent également à remettre en fonctionnement la partie nord du Fort. Le rédacteur marque lui-même son étonnement par un point d’exclamation : Le Capitaine Wise dispose désormais de 16 canons au total ! Cette augmentation du nombre de pièces d'artillerie impose de nouveaux renforts en personnel et le Major Lytel, commandant du 1st Battalion, lui prête à son tour des hommes supplémentaires. Les 16 canons sont alors utilisés simultanément pendant 2 jours. Après cette période, le Capitaine Wise estime préférable de réduire le dispositif et décide de ne plus faire fonctionner que les 8 canons de la partie nord.

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Le rapport insiste sur l’intensité de cette activité. Durant cette phase, d’abord avec les 16 pièces puis avec les 8 canons conservés en service, les hommes que le rédacteur appelle « Battle weary fort commando's », c'est à dire les commandos du Fort épuisés par les combats, ont tiré environ 3 000 coups. Ce chiffre ne correspond donc pas simplement à quelques tirs d’essai : le Fort est utilisé de manière soutenue contre les positions allemandes.

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Un nouvel ordre arrive alors de la 3rd Army : les tirs doivent continuer. Mais le Capitaine Wise et ses hommes se trouvent confrontés à un problème immédiat : ils sont désormais à court de projectiles. Le rapport souligne presque ironiquement la situation : l’ordre de poursuivre le feu vient précisément au moment où les « fort commandos » n’ont plus de quoi tirer.

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Dans le même temps, le dispositif du 358th Infantry Regiment évolue sur la Moselle. Le 2nd Battalion est relevé par le 1st Battalion sur le front de la rivière. Ce changement oblige le Capitaine Wise à former une nouvelle équipe de canonniers pour le Fort, puisque les hommes disponibles et les responsabilités des unités viennent d’être modifiés. Le Major Schultz intervient alors et, selon les mots du rapport, lui fournit  très volontiers tous les hommes dont il a besoin  afin que le service des pièces puisse continuer.

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Source : [A5] 358th IR  AAR  September 1944

À court de projectiles

Le rapport précise que la munition complète se compose de 5 éléments et qu’à ce stade, ce sont bien les projectiles eux-mêmes qui viennent à manquer. Le Lieutenant-Colonel Clarke ordonne alors de fouiller toute la région pour en retrouver. La recherche est menée si largement que le rédacteur plaisante en écrivant que Verdun est elle-même “envahie” par les hommes partis à la chasse aux projectiles.

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Le Capitaine Wise raconte également les précautions prises lors du tout premier tir. Craignant que les canons aient été piégés, lui et son équipe utilisent une corde de mise à feu longue de 200 pieds, soit environ 61 mètres, afin de déclencher le tir à distance. Le rapport indique ensuite que, pour 10 coups, le Capitaine Wise règle les pièces à leur portée maximale et à leur élévation maximale, en utilisant toute la charge propulsive qu’il peut y placer. Il actionne alors la corde et selon la formule ironique du rédacteur, qu'il croise les doigts pour les hommes d’Adolf. Les 10 projectiles partent si loin qu’ils ne sont pas observés à leur point d’impact.

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Le rapport rend ensuite explicitement hommage au Capitaine Wise qu'il surnomme « Black Charlie » et à ses « fort commando's » pour l’efficacité de leur travail. Les pièces sont utilisées contre de nombreux objectifs situés sur la rive est de la Moselle, notamment dans les bois et le long des routes. Le rédacteur précise cependant que les pertes provoquées par ces tirs ne pourront jamais être réellement comptabilisées, les conditions d’observation étant trop mauvaises pour permettre d’en mesurer les effets avec précision.

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Source : [A5] 358th IR  AAR  September 1944

Vingt coups, puis dehors !

Les conditions de tir imposent enfin une contrainte très concrète. Le rapport affirme que les hommes ne peuvent tirer que 20 coups avant de devoir sortir prendre l’air, la ventilation étant extrêmement mauvaise. Le système de ventilation électrique devrait être réparé, mais le rédacteur conclut avec son humour habituel que personne ne peut s’en occuper : les hommes sont beaucoup trop occupés à tirer.

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Source : [A5] 358th IR  AAR  September 1944

Les hommes du Capitaine Wise dans la presse américaine

Les journaux américains s’intéressent très vite aux hommes chargés de remettre les pièces en service.

 

Le « Buffalo News » met particulièrement en avant le Sergent Joseph C. Pellerin, âgé de 27 ans et originaire de Lawrence, dans le Massachusetts. Le journal rapporte que le Capitaine Charles W. Wise, 25 ans, originaire de Pontiac dans le Michigan, lui attribue l’essentiel du mérite pour avoir compris le fonctionnement des commandes des canons. Les pièces sont encore recouvertes de cosmoline, une graisse de protection anticorrosion. Des fantassins américains, persuadés qu’elles ne seraient jamais réutilisées, auraient même jeté des pierres dans les tubes sans parvenir à endommager les rayures. Les hommes essaient alors les différentes commandes les unes après les autres jusqu’à réussir à remettre les mécanismes en mouvement. 

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Le « Des Moines Register », reprenant une dépêche d’Edward D. Ball de l’Associated Press, apporte un détail supplémentaire sur Joseph E. Pellerin. Le journal lui attribue directement le fait d’avoir compris le fonctionnement des canons ennemis et rapporte qu’il aurait expliqué y être parvenu « à l’oreille ». L’article précise que les soldats américains ne pouvaient pas lire les inscriptions allemandes portées sur les pièces et qu’ils durent donc apprendre eux-mêmes à les manœuvrer. Il indique également que les canons de 105 mm avaient été capturés intacts avec leurs munitions avant d’être retournés contre les positions allemandes situées de l’autre côté de la Moselle.

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Le « Detroit Free Press » apporte un autre nom : le Sergent Marcel Kahrs, d’Indianapolis. Il travaille avec Pellerin pour comprendre le fonctionnement des tourelles et des pièces. Ce journal attribue à Pellerin l’honneur d’avoir effectué le premier tir d’essai. Il précise également que la Cannon Company est commandée par le Capitaine Wise, présenté comme un ancien employé de la Packard Motor Company à Detroit. 

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La dépêche reprise par le « Berwick Enterprise » permet de suivre plus précisément la remise en action des canons. Un premier essai est effectué vers 16 heures le 15 septembre 1944, chaque pièce tirant un coup. Le lendemain, le 16 septembre, l’utilisation des canons prend une toute autre ampleur : le journal indique qu’au moins 300 obus sont tirés contre les positions allemandes situées de l’autre côté de la Moselle. De la fumée est observée au-dessus des toits après les tirs. Le Lieutenant Robert J. Henderson, 24 ans, originaire de Yuma dans le Colorado, est également cité parmi les hommes présents. Les Allemands ripostent avec des pièces de 88 mm, obligeant les observateurs américains à se mettre à couvert. 

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Le « Knoxville Journal » qui orthographie incorrectement le nom du Fort de Guentrange sous la forme « Fort Gingringen » ajoute une précision sur l’organisation du tir : il indique que huit canons allemands sont placés sous le commandement du Capitaine Charles E. Wise, tandis qu’un Lieutenant Henderson dirige le tir. Il précise également que les Allemands répondent depuis des positions fortement fortifiées situées sur la rive est de la Moselle, avec des pièces du même calibre.

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Le « Capital Journal », dans un article de Robert C. Richards, apporte aussi un témoignage très concret sur la riposte allemande. Le journal raconte que les Allemands connaissent parfaitement la position du Fort et répondent aux tirs américains par plusieurs rafales de 88 mm. Le Lieutenant Henderson et le correspondant Robert Cromie, du Chicago Tribune, sont alors cloués contre le flanc du Fort pendant une vingtaine de minutes. Ils montent ensuite dans la tour d’observation pour constater les effets du tir américain, mais les Allemands, ayant déjà repéré leur position, reprennent le bombardement à proximité. Les deux hommes finissent par rester couchés dans la boue jusqu’à ce que le tir cesse.

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Ces articles complètent ainsi le rapport du 358th Infantry Regiment en donnant des noms et des visages aux hommes que celui-ci désigne collectivement comme les « fort commando's » du Capitaine Wise.

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Sources : [B2] Find a Grave — Joseph Euclide Pellerin ; [P11] The Capital Journal (Salem, Oregon), 16 septembre 1944, p. 1, Robert C. Richards, « Yanks Using Maginot Guns ». ; [P9] The Knoxville Journal, 17 septembre 1944, p. 5. ; [P7] The Des Moines Register, 17 septembre 1944, p. 6 ; [P1] The Buffalo News, 16 septembre 1944, p. 2 ; [P4] Berwick Enterprise, 18 septembre 1944, p. 2 ; [P8] Detroit Free Press, 17 septembre 1944, p. 1 ; [A5] 358th IR  AAR  September 1944

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